Coat-Méal, Principauté du Léon

 

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     La vicomté de Coat-Méal, en 1572, fut érigée en principauté de Léon, en faveur du grand Henri. vicomte de Rohan.

     Ce titre a été renouvelé en faveur du seigneur Rohan - Chabot (1)

 In 1572 the viscountey of Coat Méal was established as a Principality

     En tant que vicomte de Coat-Méal, le duc de Rohan-Chabot était seigneur d'une grande partie de la châtellenie et notamment « du Castel-Uhel et du chasteau et forteresse de Trémazan».
A partir de 1645, en tête de tous les actes, mention a été faite de Rohan-Chabot de la façon suivante
(2).
Nous trouvons aussi mention des barons du Chastel en tête de plusieurs actes.

     Dans le courant du XVIII° siècle, les biens des du Chastel, dont Coat-Méal, changèrent plusieurs fois de mains.
En 1714, nous les voyons achetés 1.100.000 livres par le financier Crozat.
En 1778, ils furent revendus 3 millions et demi au Prince de Rohan ; et finalement, en 1786, le roi les acheta quatre millions.

     Au milieu de ces transactions, Coat-Méal était resté indépendant, jusqu'à la Révolution.
« De toujours, Coat-Méal a esté terre noble, fournissant foi, hommage et redevance à son seigneur, depuis le chanoine Prieur, jusqu'au dernier manant»

(1) La maison Chabot, originaire du Poitou, s'allia, en 1645 à la maison de Rohan par le mariage de Henri Chabot, seigneur de Ste-Aulaye, avec la fille unique du grand Henri de Rohan, Marguerite, duchesse de Rohan, princesse de Léon, etc... « avec substitution expresse du nom et armes de Rohan aux enfants à naître de ce mariage : ce qui a été exécuté». De ce mariage est née la maison Rohan-Chabot.
A Quimper, dans la boulangerie de la place au Beurre, se voient les armoiries de la famille de Rohan-Chabot (Bul, soc. arch. 1930, XVI).

Nota: La Duchesse de Chevreuse, héroïne  de  la  Fronde, était une Marie de Rohan.

(2) Le 18 mars 1687, avant midy, devant nous nottaire  de la juridiction de la Vicomté de Coat-Méal a comparu Eouys, duc de Rohan Chabot, prince de Léon, vicomte de Coat-Méal, etc...
     Ou encore : Très haut et très puissant Monseigneur Louis de Rohan-Chabot, duc de Rohan, Chabot, duc de Rohan, pair de France, prince de Léon, comte du Porhoët, marquis de Blain, vicomte de Coat-Méal, représenté par son Procureur fiscal, Jean Riot, seigneur de Rozlan, contre haute et puissante dame Renée Louise de Keronalze, duchesse de Portsmouth, etc...

La région soumise au Présidial de Quimper comprenait environ la cinquième partie du territoire de la Bretagne. Le Présidial, était la juridiction d'appel des 9 sénéchaussées royales et ces sénéchaussées n'étaient que d'anciennes « barres » ducales. C'est après la soumission de la Bretagne à la couronne que les barres ducales devinrent barres royales ou sénéchaussées. Le Présidial de Quimper étendait son autorité sur tout le diocèse de Léon.
     En principe, chaque seigneurie avait une justice. Mais comme les seigneuries relevaient les unes des autres, il en était de même des Justices. De là, les basses, les moyennes et les hautes justices. Toutes relevaient de la justice ducale; et dans tous les cas, jusqu’au XVI° siècle, on pouvait en appeler du sénéchal au duc.
     Le sénéchal, officier de «,robe longue» de justice était un personnage important, « le chef d'un siège de justice »  souvent choisi parmi les ducs, et siégeant à la cour

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